Sur la route du paradis, d’autres témoins nous attendent aujourd’hui…
Hier, nous fêtions la fête de Tous les Saints comme une porte qui s’ouvre et nous dévoile un peu de la splendeur et de l’allégresse du Royaume des cieux qui est promis à ceux qui vivent leur vie à la lumière des Béatitudes. « Heureux êtes-vous … ! » Quand Jésus proclame la charte du monde nouveau, Il peint le portrait de l’homme passé au creuset des épreuves incontournables de la vie : la pauvreté, les larmes, la violence, l’injustice, la guerre, l’insulte… Tout y est ! Ceux et celles que nous évoquons aujourd’hui dans notre prière ont vécu toutes ces tristesses de la vie ou au-moins l’une ou l’autre. Et aujourd’hui, eux aussi ont rejoint cette rive sur laquelle ils ont été proclamés « Heureux, bienheureux … » car ils ont traversé la vie dans la confiance, dans l’espérance de ce Royaume où ils étaient attendus depuis toujours.
Aujourd’hui, nos ainés, notre époux ou notre épouse, notre enfant, qui sont partis, ont rejoint -nous le croyons fermement- la cohorte des « saints de la porte-d’à-côté » comme aimait les appeler le Pape François. Ils ont trouvé le chemin, peut-être en hésitant, peut-être en prenant des chemins de traverse que nous croyions mener nulle part… Mais aujourd’hui, ils nous font signe de l’autre rive où ils sont arrivés et où ils ont été accueillis par Jésus Lui-même, Lui « le Chemin, la Vérité et la Vie. »
Prenons le temps, au cours de cette journée, pour bénir le Seigneur de toute Vie pour le chemin de ceux qui nous ont quittés, pour ouvrir notre cœur à l’Espérance plus forte que toute mort. Jésus nous a donné une seule indication sur cette vie qui nous attend après la mort corporelle : « La Vie éternelle, c’est qu’ils Te connaissent Toi, le seul vrai Dieu. » Le paradis de Dieu, la Vie éternelle, c’est donc pour nous de nous tenir pour toujours dans la connaissance de cet amour créateur qui nous a fait advenir à la vie. Si nous avons passé notre vie à chercher et à approfondir cette connaissance de l’Amour, cette communion avec le seul vrai Dieu, nous pourrons plus vite « entrer dans ce débordement de joie, cette éternité de délices » (Ps 15 ) que le Seigneur promet à ses amis.
Prenons le temps avec et pour ceux qui sont déjà partis, le temps de nous ajuster ou plutôt de nous laisser ajuster par l’Esprit Saint aux ‘mœurs de Dieu.’
Geneviève
TOUS SAINTS
La solennité de la Toussaint nous invite, au seuil de l’hiver, à une nouvelle vision de la Vie qui dépasse et transfigure toutes nos tristesses, nos deuils et nos séparations, grâce à l’Espérance. En cette fin du Jubilé de l’Espérance, nous savons que l’Espérance chrétienne a un nom : c’est Jésus lui-même, notre unique Espérance. Sur ce chemin jubilaire, nous avons eu aussi l’occasion de contempler ce chemin vivant de l‘Eglise, ce chemin qui avance avec tous les hommes et femmes, qui aujourd’hui, à travers tous les continents, rendent ce chemin vivant et lumineux, éclatant de toutes les couleurs de notre planète. « Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur » (Ps 103)… Mais aujourd’hui, en cette fête de la Toussaint, souvenons-nous que nous avançons aussi avec l’Eglise du ciel : avec tous ces Saints et Saintes qui sont passés sur l’autre rive et nous font signe pour que nous ne nous trompions pas de direction. Ensemble, dans ce que nous avons coutume d’appeler la « communion des Saints », savourons la joie de voir unie l’Eglise du ciel et l’Eglise de la terre pour un même chant de louange au Dieu Trois Fois Saint. C’est aussi l’occasion de nous rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus. La sainteté n’est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux qui choisissent, pendant leur vie, de prendre comme boussole les Béatitudes que Jésus proclame dans l’Evangile de ce jour. Regardons les Saints que nous connaissons le mieux : nos Saints patrons et plus proche de nous : Maximilien Kolbe, Edith Stein, Padre Pio, Mère Térésa et, tout récemment, Carlo Acutis, Pier Frassati, … La vie de tous ces Saints est une véritable catéchèse pour nous et nous montre l’actualité de la Bonne Nouvelle et la présence agissante de l’Esprit Saint, dans notre vie aussi, si nous voulons bien Lui ouvrir la porte. Mais le chemin de sainteté est long, il dure toute la vie et nous avons besoin de la « petite fille Espérance » pour continuer le voyage !
En route pour être TOUS SAINTS !
Geneviève
30ème dimanche du Temps Ordinaire — Année C
« Montre-toi favorable au pécheur que je suis » Lc 18, 13
Le publicain a sans doute aujourd’hui notre sympathie.
A l’époque de Jésus, il était plutôt le symbole de la collaboration et d’impureté religieuse, extorquant souvent les contribuables, travaillant pour l’occupant romain et complice d’un empereur considéré comme un « Dieu ».
Bref tout pour plaire !
Mettant en scène un pharisien, « quelqu’un de bien » selon les codes, et un publicain, Jésus met en garde contre la tentation de complaisance et de suffisance si nous pensons que nous faisons comme « il faut » dans notre pratique religieuse.
Il vaut mieux se demander comment est notre cœur et apprendre à trouver le chemin de notre cœur, rappelait parfois le pape François.
En toute humilité, nous pouvons crier : « Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ».
Jaqueline
La Journée Mondiale des Missions

Alors que la vie humaine dure plus longtemps qu’autrefois, bien des évènements imprévisibles se présentent dans notre parcours de vie. Tout va plus vite, les engagements sont moins durables. Les CDD progressent aux dépens des CDI. Tout devient « fluide » et « flexible ». L’engagement durable dans bon nombre de domaines bouleverse notre quotidien. Les évolutions et les changements peuvent se succéder de manière brutale et accélérée. Devant les aléas et la dureté de la vie, devant les épreuves dans le domaine du travail, du couple, il faut rebondir mais beaucoup perdent pied, baissent les bras, se laissent envahir par le découragement. Et il en va de même en ce qui concerne la foi. Alors qu’elle pouvait être stable et enracinée pour toute une vie, elle se fait volage et change au gré des courants d’idées ainsi que des sentiments et des relations. Comment parler encore de persévérance ? Et c’est bien ce mot persévérance qui sera le fil conducteur des textes liturgiques de ce dimanche. Dans le psaume 120 où nos ancêtres croyants en pèlerinage montaient à Jérusalem. Ils chantaient ce psaume qui évoque le chemin de plusieurs jours ou semaines qu’ils avaient à faire, En quittant leurs maisons, ils souhaitaient pouvoir y revenir sains et saufs tout en affrontant de nombreux obstacles. Ils comptaient sur Dieu, levaient leurs yeux vers lui qui « ne dort pas, ne sommeille pas, et les garde au départ et au retour. » . Dans le texte de l’Evangile, Jésus dit une parabole pour montrer à ses disciples qu’il faut toujours prier sans se décourager. Lui-même un peu découragé. Il pose et se pose une question de taille : Qu’adviendra-t-il des humains si la prière, la foi, l’espérance et l’amour s’éteignent sur la terre ? La première lecture tirée du livre de l’Exode y fera également référence. Le peuple d’Israël traverse le désert attaqué par des ennemis. Un peuple d’esclaves, partis en hâte, sans armes, sans provisions, en quête d’un avenir et d’une terre de liberté sera une proie facile pour tous les prédateurs. Courageusement, Moïse invite son peuple au combat et donne des consignes à Josué (le même nom que Jésus). Pas question de rester inerte. Il faut combattre et résister, même si la victoire est incertaine.
La persévérance est également ce combat et cet engagement pour laquelle la mission universelle se mobilise. La Semaine Missionnaire Mondiale nous le rappelle chaque année. Elle appelle les catholiques à la prière et au partage, pour soutenir la vie et la mission des Églises locales du monde. Tout cela nous donne cette force de persévérer dans la confiance en Dieu parce que Dieu persévère dans sa confiance en l’homme. (Jean)
12 OCTOBRE- 28e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

En principe, quand on reçoit un cadeau, on ne jette pas le contenu du paquet pour ne garder que le papier.
C’est pourtant ce qu’ont fait les 9 lépreux de l’Evangile de ce dimanche qui ont appliqué à la lettre ce qui leur a été prescrit, sont allés se montrer aux prêtres, et sont repartis chez eux rayonnants de la joie d’être guéris.
Il n’y a que le dixième, un étranger (pour qui le contact avec les prêtres n’était peut-être pas aussi évident ?), qui, voyant qu’il était guéri, est revenu sur ses pas. Et alors, à la guérison du corps, il a eu le privilège inouï d’ajouter la rencontre véritable avec le Messie d’Israël, là où les 9 autres n’ont croisé qu’un simple faiseur de miracles.
Et nous, qui demandons dans nos prières et rendons grâce pour les dons reçus, sommes-nous capables, ne serait-ce que de temps en temps, de comprendre que l’emballage cache quelque chose d’autre, que ces dons sont un appel à rencontrer pour de bon le Seigneur qui se révèle à cette occasion ?
Quand il traverse nos vies, ce n’est pas seulement pour effectuer quelques réparations utiles, mais pour nous transformer en profondeur et nous embarquer avec lui.
5 Octobre 2025 – 27ème dimanche dans le temps ordinaire - année C
L’écoute
Dans un monde qui a tendance à se cloisonner, où la technologie prend le pas sur les relations humaines, l’écoute devient essentielle.
On peut discerner trois piliers de l’écoute : l’écoute de soi, l’écoute des autres, l’écoute de Dieu.
« Si Dieu a créé l’homme avec deux oreilles et une bouche, c’est parce qu’il est deux fois plus difficile d’écouter que de parler. »
« Il faut écouter. Écouter ce qui vient de nos profondeurs, écouter les autres, les événements, la parole biblique... Car à travers le cosmos, les autres ou les évènements, Dieu parle. Il n'emploie pas nos mots humains, il s'exprime tout à fait différemment, dans un langage symbolique qu'il faut apprendre à décrypter.
Il parle. Et si j'y porte attention, si j'écoute, si mes réticences ne sont pas trop fortes, je me coule dans l'impulsion divine ». Extrait : Benoît M. Billot. Le chemin de Tobie. Initiation et guérison
Prenons conscience de l’importance d’écouter.
3 Octobre 2025 - 1er vendredi du mois

15h00 : Heure Sainte avec adoration du Saint-Sacrement, un temps de prière animé et méditatif, rythmé par des chants et des moments de recueillement silencieux.
16h00 : Messe du premier vendredi, pour approfondir notre union avec le Christ.
1er Octobre - St Thérèse priez pour nous.
Le 1er octobre 2025, jour de la fête de Sainte Thérèse, deux messes solennelles seront célébrées à 18h30 à Luterbach et Galfingue, pour commémorer le 100e anniversaire de sa canonisation (1925).
Prière au centenaire de la canonisation de Sainte Thérèse
Ô Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face, Petite Fleur du Carmel, canonisée il y a cent ans par l'Église triomphante, Toi qui as promis de passer ton Ciel à faire du bien sur la terre, En semant une pluie de roses sur les âmes assoiffées d'amour divin, Regarde-nous aujourd'hui avec tendresse, en ce jubilé de ta gloire.
Intercède pour nous auprès du Père, par l'Esprit-Saint qui t'a comblée de grâces, Et par Jésus, ton Époux bien-aimé, dont tu as consumé ta vie pour le salut du monde. Donne-nous ta confiance filiale, ta joie dans les petites choses, Ton amour humble qui sanctifie les joies et les peines de la vie quotidienne.
Pour l'Église, les missions et les âmes petites comme la nôtre, Obtiens-nous la force de suivre ta "petite voie" d'espérance et de miséricorde. Bénis ces paroisses de Luterbach et Galfingue, unies en cette célébration, Et accorde, par ces pétales de roses, les grâces que nous implorons : (Ici, pause pour intentions personnelles ou collectives : santé, paix, vocations...)
Ô Marie, Mère et Reine, qui as souri à Thérèse dans l'épreuve, Reçois nos prières par ses mains pures. Sainte Thérèse, prie pour nous !
Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
26e dimanche du Temps ordinaire – 28 septembre 2025

Alors que l’automne s’installe pleinement dans notre belle région d’Alsace, avec ses teintes dorées et ses brumes matinales qui enveloppent nos vallées, l’Église nous invite, ce 26e dimanche du Temps ordinaire, à une méditation profonde sur la justice et la miséricorde divine. Les lectures de ce jour résonnent comme un appel urgent à l’éveil : le prophète Amos dénonce avec force la complaisance des riches qui, vautrés dans le luxe, ferment les yeux sur le malheur d’Israël (Am 6, 1a.4-7). Le psaume 146 nous rappelle que le Seigneur, fidèle pour toujours, fait justice aux opprimés, nourrit les affamés et protège les plus vulnérables. Saint Paul, dans sa lettre à Timothée, exhorte à mener « le bon combat de la foi » en poursuivant la justice et la charité (1 Tm 6, 11-16). Et l’Évangile de Luc nous confronte à la parabole du riche et de Lazare : celui qui ignora le pauvre à sa porte trouve, après la mort, la souffrance, tandis que Lazare est consolé auprès d’Abraham (Lc 16, 19-31). Ces paroles nous interpellent : dans notre quotidien, où est notre regard ? Vers les festins somptueux ou vers ceux qui gisent à nos portes, oubliés par la société ?
Dans nos paroisses, particulièrement ce dimanche où nous bénéficions de l’intercession puissante de saint Michel à Lutterbach et à Morschwiller, prions pour que l’archange, vainqueur des ténèbres, nous aide à chasser l’indifférence de nos cœurs. Que sa protection nous rende attentifs aux « Lazare » de notre entourage – les isolés, les migrants, les familles en précarité – et nous pousse à des actes concrets de solidarité, en écho à la charité du Christ. L’automne, avec sa récolte généreuse mais éphémère, nous enseigne la fragilité de nos biens : semons plutôt des graines d’espérance éternelle !
Rejoignons-nous pour la messe dominicale, et que la Vierge Marie, Mère des pauvres, nous accompagne. Bonne semaine dans la joie du Seigneur !
HONNÊTE OU MALHONNÊTE ?
En ce dimanche 21 septembre, se pose une question difficile,
HONNÊTE OU MALHONNÊTE ?
Peut-on être l'un ou l'autre, ou les deux à la fois ?
Pour trouver une réponse, plongeons-nous dans le passé, car Evolution engendre Réflexion.
Pour ma part, je ne pense pas que l'homme de Neandertal se soit posé cette question. Pour lui l'instinct primaire c'était la survie dans un environnement hostile.
Il combat la faim par la chasse et le froid par le feu.
Toutefois il apprend aussi à vivre en groupe, à partager, à chercher et à trouver des solutions pour une vie communautaire.
Mais cela ne suffit pas pour s'adapter à l'évolution.
Tout change avec l'apparition des premières religions.
L'homme se met à réfléchir, à comprendre, à inventer.
Mais alors peut-on être
HABILE quoique MALHONNÊTE ?
Pour Jésus, il ne faut pas parler d'honnêteté ou de malhonnêteté mais
D’habileté.
Étrange parabole de ce jour qui fait l'éloge de l'habileté d'un gérant pourtant qualifié de malhonnête.
Jésus ne fait certainement pas l'apologie de l'indélicatesse de cet homme qui se livre à d'étranges jeux d'écriture comptable.
D'un trait de plume, 100 barils d'huile deviennent 50 et 100 sacs de blé deviennent 80.
Comment ne pas penser à ce qui se passe aujourd'hui sur les marchés financiers où les chiffres valsent sans que l'on comprenne vraiment pourquoi : la vie réelle semble si loin.
L'argent peut en effet nous faire perdre si facilement le contact avec la réalité.
L'argent est en effet porteur d'une promesse inouïe : il donne le pouvoir sur tout, et même sur les gens.
L'intendant de la parabole en profite : en manipulant les chiffres, il s'attache la sympathie des personnes susceptibles de l'accueillir plus tard.
Il sait se servir de l'argent
Pour servir ses intérêts immédiats.
C'est en cela que cet homme est habile.
Il n'est pas digne de confiance pour autant.
Le Royaume a besoin d'hommes et de femmes à la fois habiles et dignes de confiance, capables d'administrer les biens de ce monde qui leur sont confiés, sans se laisser séduire par la puissance idolâtre de l'argent qui promet de nous affranchir de tout en nous éloignant du monde réel, des pauvres et de Dieu aussi.
L'argent peut servir la vie à condition de ne pas l'utiliser pour sa propre raison d'être mais d'en faire usage pour les autres, pour ceux qui sont dans le besoin.
Jocelyne
5 septembre 2025 - 1er vendredi du mois

15h00 : Heure Sainte avec adoration du Saint-Sacrement, un temps de prière animé et méditatif, rythmé par des chants et des moments de recueillement silencieux.
16h00 : Messe du premier vendredi, pour approfondir notre union avec le Christ.









