« Ils furent tous remplis du Saint-Esprit » (Ac 2, 4)
Aujourd’hui, nous célébrons la Pentecôte, naissance de l’Église. Cinquante jours après Pâques, l’Esprit Saint descend sur les Apôtres rassemblés au Cénacle. Un vent violent et des langues de feu manifestent sa présence puissante. La peur fait place à l’audace, le silence à la proclamation, et la division des langues devient unité.
L’Esprit Saint ne supprime pas les différences, il les unifie. Il fait de nous un seul Corps, le Corps du Christ, où chacun reçoit des dons pour le bien de tous.
Jésus ressuscité souffle sur ses disciples et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint ». Par ce souffle, il recrée l’humanité et nous donne le pouvoir de pardonner les péchés.
Aujourd’hui encore, l’Esprit Saint veut venir en nous. Il est notre Défenseur, notre Consolateur et notre force. Demandons-lui de renouveler notre foi souvent tiède, d’enflammer nos cœurs et de nous rendre courageux témoins du Christ.
Viens, Esprit Saint ! Remplis les cœurs de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.
Que Marie, présente au Cénacle, intercède pour nous.
Bonne fête de la Pentecôte !

« Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1b-11a)
Nous voilà, en ce 7ème dimanche de Pâques, entre deux grandes fêtes : l’Ascension et la Pentecôte. Ce jeudi 14 mai, nous venons de fêter l’Ascension, le départ de Jésus pour rejoindre son Père, 40 jours après Pâques. Dans la finale de l’Evangile de Matthieu, Jésus donne deux paroles à ses disciples et donc à nous aussi : - d’abord, un envoi en mission : « Allez, de toutes les nations, faites des disciples ! » et une parole de réconfort : « Moi, je suis avec vous tous les jours et jusqu’à la fin du monde ! » Ces deux paroles fondent notre être chrétien : c’est parce que nous pouvons compter sur l’amour de Jésus, à chaque instant, que nous pouvons annoncer la Bonne Nouvelle, avec force et courage.
Et voilà qu’aujourd’hui, Jésus ne s’adresse pas à ses disciples, ni à nous non plus ! L’heure est grave : Jésus s’adresse à son Père et Il prie pour nous. Réalisons-nous que Jésus a prié pour nous, pour chacun de nous, il y a 2000 ans, tant Il savait que les difficultés et les dangers qui allaient se présenter à nous, seront multiples et importants pour nous qui suivrons Jésus. Le monde est hostile, il l’était pour ses disciples, il l’est pour nous aujourd’hui. Aussi, Jésus prie pour nous qui sommes dans le monde, un monde où domine le refus de reconnaitre Dieu. Et pourtant, nous sommes dans ce monde, mais nous ne sommes pas obligés d’être du monde, d’être « mondains » martelait le Pape François. « Je prie pour eux », dit Jésus et sa prière donne fécondité à ce que nous faisons par chacun de ces petits gestes que nous posons tout au long du jour. Surtout que Jésus nous livre un secret à nous qui essayons de vivre en communion, avec Dieu, à nous qui essayons d’être ami de Jésus, toujours un peu mieux et un peu plus. « La vie éternelle c’est qu’ils Te connaissent Toi le seul vrai Dieu et Celui que Tu as envoyé Jésus le Christ. » Oui, la vie de communion avec Dieu commence ici et maintenant, cette vie sans fin en union avec Jésus nous happe dès que notre cœur s’ouvre à Dieu et aux besoins de nos frères. Cette vie sans fin, d’union à Jésus, a pour nom l’Amour avec un grand A. Laissons-nous aujourd’hui toucher et aimer par Jésus en prière. Ainsi notre cœur se dilatera et sera prêt, le jour de la Pentecôte, à laisser entrer la bourrasque de l’Esprit Saint qui nous entrainera sur les routes de l’évangélisation, faisant de nous des disciples-missionnaires.
Geneviève

Ascension — Solennité
Le jeudi de l’Ascension c’est le quarantième jour après Pâques, un nombre symbolique, comme les quarante jours au désert. À Noël, on annonce la bonne nouvelle de l’avènement de Jésus ; à Pâques, on annonce la bonne nouvelle de la résurrection de Jésus ; à la Pentecôte, on annonce la Bonne nouvelle de l’avènement du Saint Esprit. Ce que Jésus nous promet en cette fête de l’Ascension ? la force de l’Esprit qui nous est nécessaire pour vivre comme ses témoins.
C’est aussi nous mettre en marche à la suite de Jésus, à devenir des pèlerins en prenant notre bâton de marche et en parcourant les routes du monde. Jésus est là pour nous montrer le chemin, pour nous aider, il est là avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde. « Je suis avec vous, tous les jours, jusqu’à la fin des temps. Vous êtes en moi et je suis en vous » La fête de l’Ascension est donc porteuse d’espérance, pour nous, aujourd’hui. Avec le Père, elle nous appelle à croire et à aimer ; avec le Fils, elle nous invite à la prière et la solidarité ; avec l’Esprit, elle nous comble de la grâce et de la présence du Seigneur, pour toujours ! Forts de tout cela, nous devenons des missionnaires, des envoyés et des témoins. « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, dit le Seigneur, moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » ! Allons ensemble, prenons l’initiative et osons, parce que l’amour de Dieu ne connaît pas de frontières : Jésus, aujourd’hui, nous envoie, au-delà de toutes les frontières, jusqu’aux extrémités de la terre. Portons-en ce jour dans notre prière la profession de foi de Suzanne, Elsa et Isabelle au sein de notre communauté de paroisse. Accompagnons ces jeunes qui ont cette foi encore fragile pour leur transmettre une foi forte et profonde. A nous et à leur famille de les inviter à grandir, à espérer en elles accompagnées de Celui qui ne nous laissera jamais sur le bord de la route.
Belle fête de l’Ascension à chacune et chacun !
Jean Baumgartner

« Je ne vous laisserai pas orphelins » (Jn 14,18)
En ce dimanche, la Parole de Dieu nous ouvre à l’espérance et à la présence fidèle du Seigneur au cœur de notre vie. Jésus annonce à ses disciples qu’il va retourner vers le Père, mais il leur promet aussi un « Défenseur », l’Esprit Saint, qui demeurera toujours avec eux. Ainsi, même dans les moments de doute, de solitude ou d’épreuve, le chrétien n’est jamais abandonné.
Dans les Actes des Apôtres, nous voyons la joie naître là où la Parole est accueillie. Philippe annonce le Christ en Samarie, et les cœurs s’ouvrent à la foi. La présence de l’Esprit transforme les vies et rassemble les croyants dans une même communion. Aujourd’hui encore, le Seigneur agit dans son Église et dans notre monde lorsque nous accueillons sa Parole avec confiance.
Le Jour du Seigneur est précisément ce temps privilégié où la communauté chrétienne se rassemble pour écouter Dieu parler à son peuple, célébrer l’Eucharistie et renouveler son espérance. Le dimanche n’est pas seulement une habitude religieuse : il est la rencontre vivante avec le Christ ressuscité. En prenant du temps pour Dieu, pour la prière, pour la fraternité et pour le repos du cœur, nous laissons l’Esprit Saint renouveler notre vie.
Que cette célébration dominicale nous aide à garder les commandements du Christ dans l’amour, la douceur et la fidélité. Alors nous découvrirons, nous aussi, que le Seigneur demeure en nous et qu’il continue de manifester sa présence au milieu de son peuple.
Bon dimanche à tous, dans la joie du Christ ressuscité.

PRIERE POUR LA PAIX
En ce temps de commémoration de l’Armistice, nous faisons mémoire de celles et ceux qui ont souffert des guerres et donné leur vie pour que naisse l’espérance de la paix. Mais se souvenir ne suffit pas : il nous revient aujourd’hui encore de devenir des artisans de paix dans nos familles, nos villages, notre pays et dans le monde. Comme le disait saint Jean-Paul II : « Il n’y a pas de paix sans justice, il n’y a pas de justice sans pardon. »
Que votre cœur ne se trouble pas.
« Que votre cœur ne se trouble pas. Mettez votre foi en Dieu, mettez aussi votre foi en moi ... Je pars vous préparer une place.
Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi … Je suis dans le Père et le Père est en moi. Vous êtes en moi et moi en vous. »
Tu vas vers ton absence comme une mère en partance, soucieux de ne rien perdre de ce que tu as donné, soucieux que se perpétuent nos croissances.
Nous sommes devant ton silence comme des enfants, devant la nuit, inquiets de perdre pied, inquiets des ombres qui menacent notre confiance.
Mais tu n’as qu’une Parole et tu nous l’as donnée.
Tu ne l’emportes pas avec toi sur le chemin où nous ne pouvons pas te suivre, tu la déposes en nous comme un gage de retrouvailles.
Dépositaires de tes plus grands trésors, tu fais de nous les gardiens de ta Lumière, les veilleurs de ton indéfectible Présence au cœur du monde.
Viennent la nuit et son cortège de peurs et tu nous donneras par la foi, le pouvoir de faire résonner ta voix dans le silence.
Marion Muller-Colard

« Je suis la porte des brebis » (Jn 10, 1-10)

Jésus dit : "tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits".
Nous qui venons après lui sommes donc du bon côté de l'histoire : nous sommes avec le bon berger et nous regardons avec horreur tous ces malfaisants qui ont volé et égorgé le troupeau.
Et pourtant ça sert à ça, un troupeau : on se l'approprie, on lui tond la laine sur le dos, et on mange pieusement un agneau à Pâques.
Ceux que Jésus stigmatise ont vécu ce qu’ils considéraient être une existence normale, se sont débrouillés pour s’en sortir au mieux avec le capital social dont ils disposaient, tandis que lui s'oublie lui-même et donne jusqu'à sa vie pour les pécheurs que nous sommes.
Ainsi, en faisant nos affaires ‘en bons pères de famille’ (ou ‘en bonnes mères’, ne soyons pas mesquins) nous sommes les dignes continuateurs des ‘voleurs’ et des ‘bandits’ en question.
Le chemin de Jésus passe par la croix, et c'est en devenant semblable à l'agneau égorgé qu'il accomplit son acte d'amour pour l'humanité.
Bruno
![]()
le chemin d’Emmaüs

En ce 3ème dimanche de Pâques, nous voici rassemblés pour vivre cette rencontre avec le Christ tout comme les disciples sur le chemin d’Emmaüs ont rencontré le Christ ressuscité.
Croire, c’est laisser le Christ rejoindre nos routes. Aujourd’hui, le Christ nous invite à le laisser nous rejoindre sur nos routes humaines.
Voilà pourquoi il nous appartient de le découvrir dans nos rencontres, nos gestes de fraternité, nos paroles échangées en vérité.
Toute rencontre en vérité nous invite à faire ce chemin sur nous-même, à revisiter notre vie, la relire avec les yeux de la confiance et non du désespoir.
Franchir la barrière du désespoir et de la désillusion est possible pour celui qui prend le chemin d’Emmaüs.
De vraies rencontres en vraies rencontres, nous percevons toujours mieux la présence de Dieu dans nos vies.
Véronique

Le mois de Marie commence le vendredi 1er mai

![]()
« En nous consacrant au Cœur de Marie, nous découvrons un chemin sûr vers le Sacré Cœur de Jésus, symbole de l’amour miséricordieux de notre Sauveur. » — Saint Paul VI
Chers frères et sœurs dans le Christ,
Cette année, le mois de Marie commence le vendredi 1er mai, premier vendredi du mois. Nous vous invitons avec joie à vivre ce début de mois sous le regard aimant de la Vierge Marie, en union avec le Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie.
- À 15h : Messe du Premier Vendredi à la Basilique de Lutterbach
- À 16h : Chapelet animé par la communauté des paroisses à la Chapelle Notre-Dame du Chêne (Pensez à apporter vos chaises pliantes)
Ce moment sera l’occasion de confier nos vies, nos familles et notre monde à Celle qui nous conduit toujours vers son Fils. Le mois de mai est traditionnellement dédié à Marie : un temps privilégié pour approfondir notre amour pour elle et, à travers elle, pour le Cœur Sacré de Jésus.
« Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! » (Jn 20, 29)
« Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! » (Jn 20, 29)
Huit jours après la grande joie de Pâques, nous célébrons aujourd’hui le Dimanche de la Divine Miséricorde. L’Évangile nous plonge à nouveau dans le Cénacle, où les disciples sont encore enfermés, craintifs, blessés par les événements du Vendredi saint. Les portes sont verrouillées… et pourtant, Jésus vient, au milieu d’eux.
Il ne les accuse pas de leur lâcheté. Il ne leur reproche pas d’avoir fui ou renié. Il leur dit simplement : « La paix soit avec vous !» Et il leur montre ses mains et son côté transpercés. Ce sont les signes de son amour qui a tout donné. Ces plaies ne sont pas cachées : elles deviennent la porte par laquelle jaillit la miséricorde infinie de Dieu.
Thomas, absent la première fois, refuse de croire sur parole. Il veut voir et toucher.
Huit jours plus tard, Jésus revient spécialement pour lui. Il ne le condamne pas. Il l’invite avec tendresse : « Porte ta main et enfonce-la dans mon côté. Cesse d’être incroyant, deviens croyant ! »
Et Thomas fait la plus belle profession de foi de tout l’Évangile : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Frères et sœurs, ce récit nous concerne tous. Comme les disciples, nous connaissons la peur, le doute, les blessures. Comme Thomas, nous avons parfois besoin de signes concrets pour croire. Jésus ne nous rejette pas pour nos hésitations. Au contraire, il vient à notre rencontre, souvent à travers les sacrements, à travers le pardon, à travers une parole d’espérance ou un geste fraternel.
Aujourd’hui, il nous redit à chacun : « La paix soit avec vous. » Et il nous envoie, comme les Apôtres : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Recevez l’Esprit Saint !
En cette fête de la Divine Miséricorde, instituée par saint Jean-Paul II à la demande de sainte Faustine, demandons la grâce de croire sans toujours voir, d’accueillir le pardon et de le transmettre. Que nos communautés paroissiales deviennent de véritables lieux où la miséricorde se rend visible : par l’accueil, l’écoute, le partage, le pardon reçu et donné.
Que Marie, Mère de Miséricorde, nous aide à ouvrir nos cœurs et nos portes au Ressuscité qui vient toujours nous rejoindre là où nous sommes, avec nos doutes et nos espérances.
Joyeuse fête de la Divine Miséricorde à tous!












