« Je ne vous laisserai pas orphelins » (Jn 14,18)
En ce dimanche, la Parole de Dieu nous ouvre à l’espérance et à la présence fidèle du Seigneur au cœur de notre vie. Jésus annonce à ses disciples qu’il va retourner vers le Père, mais il leur promet aussi un « Défenseur », l’Esprit Saint, qui demeurera toujours avec eux. Ainsi, même dans les moments de doute, de solitude ou d’épreuve, le chrétien n’est jamais abandonné.
Dans les Actes des Apôtres, nous voyons la joie naître là où la Parole est accueillie. Philippe annonce le Christ en Samarie, et les cœurs s’ouvrent à la foi. La présence de l’Esprit transforme les vies et rassemble les croyants dans une même communion. Aujourd’hui encore, le Seigneur agit dans son Église et dans notre monde lorsque nous accueillons sa Parole avec confiance.
Le Jour du Seigneur est précisément ce temps privilégié où la communauté chrétienne se rassemble pour écouter Dieu parler à son peuple, célébrer l’Eucharistie et renouveler son espérance. Le dimanche n’est pas seulement une habitude religieuse : il est la rencontre vivante avec le Christ ressuscité. En prenant du temps pour Dieu, pour la prière, pour la fraternité et pour le repos du cœur, nous laissons l’Esprit Saint renouveler notre vie.
Que cette célébration dominicale nous aide à garder les commandements du Christ dans l’amour, la douceur et la fidélité. Alors nous découvrirons, nous aussi, que le Seigneur demeure en nous et qu’il continue de manifester sa présence au milieu de son peuple.
Bon dimanche à tous, dans la joie du Christ ressuscité.

PRIERE POUR LA PAIX
En ce temps de commémoration de l’Armistice, nous faisons mémoire de celles et ceux qui ont souffert des guerres et donné leur vie pour que naisse l’espérance de la paix. Mais se souvenir ne suffit pas : il nous revient aujourd’hui encore de devenir des artisans de paix dans nos familles, nos villages, notre pays et dans le monde. Comme le disait saint Jean-Paul II : « Il n’y a pas de paix sans justice, il n’y a pas de justice sans pardon. »
Que votre cœur ne se trouble pas.
« Que votre cœur ne se trouble pas. Mettez votre foi en Dieu, mettez aussi votre foi en moi ... Je pars vous préparer une place.
Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi … Je suis dans le Père et le Père est en moi. Vous êtes en moi et moi en vous. »
Tu vas vers ton absence comme une mère en partance, soucieux de ne rien perdre de ce que tu as donné, soucieux que se perpétuent nos croissances.
Nous sommes devant ton silence comme des enfants, devant la nuit, inquiets de perdre pied, inquiets des ombres qui menacent notre confiance.
Mais tu n’as qu’une Parole et tu nous l’as donnée.
Tu ne l’emportes pas avec toi sur le chemin où nous ne pouvons pas te suivre, tu la déposes en nous comme un gage de retrouvailles.
Dépositaires de tes plus grands trésors, tu fais de nous les gardiens de ta Lumière, les veilleurs de ton indéfectible Présence au cœur du monde.
Viennent la nuit et son cortège de peurs et tu nous donneras par la foi, le pouvoir de faire résonner ta voix dans le silence.
Marion Muller-Colard

« Je suis la porte des brebis » (Jn 10, 1-10)

Jésus dit : "tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits".
Nous qui venons après lui sommes donc du bon côté de l'histoire : nous sommes avec le bon berger et nous regardons avec horreur tous ces malfaisants qui ont volé et égorgé le troupeau.
Et pourtant ça sert à ça, un troupeau : on se l'approprie, on lui tond la laine sur le dos, et on mange pieusement un agneau à Pâques.
Ceux que Jésus stigmatise ont vécu ce qu’ils considéraient être une existence normale, se sont débrouillés pour s’en sortir au mieux avec le capital social dont ils disposaient, tandis que lui s'oublie lui-même et donne jusqu'à sa vie pour les pécheurs que nous sommes.
Ainsi, en faisant nos affaires ‘en bons pères de famille’ (ou ‘en bonnes mères’, ne soyons pas mesquins) nous sommes les dignes continuateurs des ‘voleurs’ et des ‘bandits’ en question.
Le chemin de Jésus passe par la croix, et c'est en devenant semblable à l'agneau égorgé qu'il accomplit son acte d'amour pour l'humanité.
Bruno
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le chemin d’Emmaüs

En ce 3ème dimanche de Pâques, nous voici rassemblés pour vivre cette rencontre avec le Christ tout comme les disciples sur le chemin d’Emmaüs ont rencontré le Christ ressuscité.
Croire, c’est laisser le Christ rejoindre nos routes. Aujourd’hui, le Christ nous invite à le laisser nous rejoindre sur nos routes humaines.
Voilà pourquoi il nous appartient de le découvrir dans nos rencontres, nos gestes de fraternité, nos paroles échangées en vérité.
Toute rencontre en vérité nous invite à faire ce chemin sur nous-même, à revisiter notre vie, la relire avec les yeux de la confiance et non du désespoir.
Franchir la barrière du désespoir et de la désillusion est possible pour celui qui prend le chemin d’Emmaüs.
De vraies rencontres en vraies rencontres, nous percevons toujours mieux la présence de Dieu dans nos vies.
Véronique

Le mois de Marie commence le vendredi 1er mai

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« En nous consacrant au Cœur de Marie, nous découvrons un chemin sûr vers le Sacré Cœur de Jésus, symbole de l’amour miséricordieux de notre Sauveur. » — Saint Paul VI
Chers frères et sœurs dans le Christ,
Cette année, le mois de Marie commence le vendredi 1er mai, premier vendredi du mois. Nous vous invitons avec joie à vivre ce début de mois sous le regard aimant de la Vierge Marie, en union avec le Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie.
- À 15h : Messe du Premier Vendredi à la Basilique de Lutterbach
- À 16h : Chapelet animé par la communauté des paroisses à la Chapelle Notre-Dame du Chêne (Pensez à apporter vos chaises pliantes)
Ce moment sera l’occasion de confier nos vies, nos familles et notre monde à Celle qui nous conduit toujours vers son Fils. Le mois de mai est traditionnellement dédié à Marie : un temps privilégié pour approfondir notre amour pour elle et, à travers elle, pour le Cœur Sacré de Jésus.
« Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! » (Jn 20, 29)
« Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! » (Jn 20, 29)
Huit jours après la grande joie de Pâques, nous célébrons aujourd’hui le Dimanche de la Divine Miséricorde. L’Évangile nous plonge à nouveau dans le Cénacle, où les disciples sont encore enfermés, craintifs, blessés par les événements du Vendredi saint. Les portes sont verrouillées… et pourtant, Jésus vient, au milieu d’eux.
Il ne les accuse pas de leur lâcheté. Il ne leur reproche pas d’avoir fui ou renié. Il leur dit simplement : « La paix soit avec vous !» Et il leur montre ses mains et son côté transpercés. Ce sont les signes de son amour qui a tout donné. Ces plaies ne sont pas cachées : elles deviennent la porte par laquelle jaillit la miséricorde infinie de Dieu.
Thomas, absent la première fois, refuse de croire sur parole. Il veut voir et toucher.
Huit jours plus tard, Jésus revient spécialement pour lui. Il ne le condamne pas. Il l’invite avec tendresse : « Porte ta main et enfonce-la dans mon côté. Cesse d’être incroyant, deviens croyant ! »
Et Thomas fait la plus belle profession de foi de tout l’Évangile : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Frères et sœurs, ce récit nous concerne tous. Comme les disciples, nous connaissons la peur, le doute, les blessures. Comme Thomas, nous avons parfois besoin de signes concrets pour croire. Jésus ne nous rejette pas pour nos hésitations. Au contraire, il vient à notre rencontre, souvent à travers les sacrements, à travers le pardon, à travers une parole d’espérance ou un geste fraternel.
Aujourd’hui, il nous redit à chacun : « La paix soit avec vous. » Et il nous envoie, comme les Apôtres : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Recevez l’Esprit Saint !
En cette fête de la Divine Miséricorde, instituée par saint Jean-Paul II à la demande de sainte Faustine, demandons la grâce de croire sans toujours voir, d’accueillir le pardon et de le transmettre. Que nos communautés paroissiales deviennent de véritables lieux où la miséricorde se rend visible : par l’accueil, l’écoute, le partage, le pardon reçu et donné.
Que Marie, Mère de Miséricorde, nous aide à ouvrir nos cœurs et nos portes au Ressuscité qui vient toujours nous rejoindre là où nous sommes, avec nos doutes et nos espérances.
Joyeuse fête de la Divine Miséricorde à tous!
PAQUES 2026

Aujourd’hui, PÂQUES : la Fête des fêtes. Aujourd’hui, le Carême aboutit au jour du Christ, vainqueur de la mort et du Mal.
C’est dans la fraicheur d’un matin de printemps que quelques femmes apeurées s’avancent vers une tombe dans laquelle on a déposé le corps de celui qu’elles aimaient d’un amour empli d’une folle espérance. Et pourtant, par la volonté romaine et juive unie pour une fois, sa terrible mort a été décidée : sa mort qui anéantit toute l’espérance de celles et ceux qui l’ont suivi depuis 3 ans. Mais le spectacle effrayant auquel viennent d’assister ces femmes, il y a 3 jours, ne peut détruire leur amour et leur fidélité : les aromates pour honorer le corps mort de Jésus sont le parfum de cet amour et de cette fidélité qui brûlent leur cœur. Et là, l’inouï, l’impensable se produit : le tombeau est vide ! Non, le corps de Jésus n’a pas été volé, il est ressuscité comme l’attestent les anges présents auprès du tombeau. Jésus est ressuscité, non pas ranimé, comme ce fut le cas de Lazare, il y a quelques jours, non, ressuscité, rendu à la Vie, par la puissance d’amour de son Père.
C’est sur la parole de ces femmes, puis sur celle des disciples, et encore plus tard sur la parole des premières communautés chrétiennes que, depuis plus de 2000 ans, la Bonne Nouvelle se transmet, de génération en génération, jusqu’à nous aujourd’hui qui célébrons Pâques. Prenons conscience que nous sommes les maillons d’une chaine qui ne peut s’interrompre : nous sommes aujourd’hui les témoins de la Résurrection de notre Maître, Jésus. Nous sommes aujourd’hui, interpelés par les deux piliers fondateurs de notre foi : l’Incarnation de Jésus à Noël et sa Résurrection aujourd’hui. Croyons-nous vraiment ce que nous disons ? Au point de vouloir en témoigner, envers et contre tout, malgré les sirènes de la réincarnation et de Gaïa, la terre divinisée, qui tentent encore tant de nos contemporains, sous des formes subtiles, dans un mouvement écologique, faussement spiritualisé.
Pâques : c’est le temps de la remise en question de notre foi, de notre engagement comme disciple-missionnaire, pour que, de plus en plus d’hommes et de femmes s’engagent, à leur tour, sur ce chemin de foi et d’espérance, d’amour et de paix.
Geneviève
Semaine Sainte dans la Communauté de Paroisses Saint-Benoît près d’Œlenberg
La Semaine Sainte est le cœur de l’année liturgique. Elle nous invite à entrer avec le Christ dans le mystère de sa Passion, de sa Mort et de sa Résurrection. Dans notre communauté, nous vivons ces jours saints ensemble, à travers des célébrations, des marches de prière et des temps de fraternité, dans les différentes communes qui nous constituent.
Jeudi Saint – La Cène du Seigneur - Jeudi 2 avril 2026 à 19h00 - Église de Morschwiller-le-Bas
Nous célébrerons la dernière Cène du Seigneur, au cours de laquelle Jésus institue l’Eucharistie et le sacerdoce, et lave les pieds de ses disciples. Cette messe solennelle marque l’entrée dans le Triduum Pascal.
Vendredi Saint – 3 Avril 2026 - Jour de la Passion du Seigneur
Vendredi saint est le seul jour de l’année où l’on ne célèbre pas la messe. C’est un jour de jeûne et d’abstinence, consacré à la contemplation de la Croix.
Le matin – Marche des Trois Chapelles à Morschwiller-le-Bas
Départ le matin (9h au Dorfhüs à Morschwiller ).
Cette marche traditionnelle nous conduit à travers la commune de Morschwiller-le-Bas, en passant par des lieux marqués par la foi (chapelles, croix, patrimoine religieux) mais aussi par les réalités humaines et l’histoire locale.
En marchant et en priant, nous méditons sur le chemin de Jésus vers la Croix et sur les souffrances et les espérances de notre propre communauté. La marche se termine vers 12h00 par un temps convivial dans la salle polyvalente, autour du traditionnel bol de riz.
La quête recueillie lors de cette marche est intégralement reversée à la Conférence Saint-Vincent-de-Paul, pour aider les plus démunis de notre territoire.
15h00 – Chemin de Croix -Église Saint-Gangolf à Galfingue
16h30 – Office de la Croix (Célébration de la Passion du Seigneur)
Église de Reiningue (animée notamment par la chorale des jeunes).
C’est le seul jour de l’année où aucune messe n’est célébrée dans nos églises : nous nous mettons à l’écoute de la Parole et vénérons la Croix du Sauveur.
Samedi Saint – Veillée Pascale - Samedi 4 avril 2026 à 20h00 - Basilique du Sacré-Cœur à Lutterbach
La Vigile pascale est « la mère de toutes les saintes veillées ». Nous commencerons par la liturgie de la lumière autour du feu pascal, puis nous écouterons les grandes lectures de l’histoire du salut, avant de célébrer les baptêmes de nos catéchumènes.
Cette nuit est le sommet de l’année liturgique : nous passerons des ténèbres à la lumière de la Résurrection et renouvellerons nos promesses baptismales.
DIMANCHE DES RAMEAUX - 29 MARS 2026
Quel paradoxe ce dimanche des Rameaux ! Nous y vivons deux moments forts : un moment de lumière et un moment de ténèbres. On peut y voir le passage en raccourci de notre vie humaine avec ses moments de bonheur et ses moments d’épreuve.
Mais dans l’existence de Jésus, il y a quelque chose de décisif qui fait le lien entre ces deux moments, c’est son amour pour nous. Pour lui en effet, le passage de la gloire à l’humiliation est le fruit d’un choix délibéré d’aller jusqu’au bout dans l’œuvre que le Père lui a donné à accomplir.
Mais peut-être que pour nous, ce lien entre les moments heureux et les moments malheureux est bien moins évident : dans les moments de bonheur nous oublions souvent de rendre grâce, et dans les moments d’épreuve nous sommes tentés d’oublier de nous tourner vers Dieu. Tout cela peut nous perturber, nous bousculer …
Alors réveillons notre capacité de courage, notre capacité de don. Même si nous ne pouvons pas prétendre arriver au sommet que le Christ a atteint dans l’offrande de Lui-même, acceptons de nous déplacer intérieurement, de sortir de notre zone de confort.
En ce dimanche des Rameaux Jésus est acclamé par les foules en entrant à Jérusalem, jugé, puis condamné et mis à mort. Tout ce chemin n’est que le fruit de son amour pour nous. Un don, un amour qui va jusqu’au bout, jusqu’à la croix.
En cette semaine sainte vivons pleinement notre foi au Christ de Pâques avec l’espérance que toute sa lumière transformera notre monde. Le bois sec de la Croix va devenir le bois de l’arbre de vie !
Jean
Mercredi 25 mars 2026 – l’Annonciation du Seigneur
Neuf mois avant Noël, l’Église célèbre avec joie l’Annonciation : l’ange Gabriel annonce à la Vierge Marie qu’elle concevra et enfantera le Fils du Très-Haut. Marie répond par son fiat généreux : « Qu’il me soit fait selon ta parole ».
En ce mercredi 25 mars 2026, venons ensemble rendre grâce pour ce grand mystère de l’Incarnation, au cœur même du Carême qui nous prépare à Pâques.
Invitation à la messe : 📅 Mercredi 25 mars 2026 à 18h00 📍 Église Saints-Projet-et-Amarin, Heimsbrunn.











