« Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! » (Jn 20, 29)
Huit jours après la grande joie de Pâques, nous célébrons aujourd’hui le Dimanche de la Divine Miséricorde. L’Évangile nous plonge à nouveau dans le Cénacle, où les disciples sont encore enfermés, craintifs, blessés par les événements du Vendredi saint. Les portes sont verrouillées… et pourtant, Jésus vient, au milieu d’eux.
Il ne les accuse pas de leur lâcheté. Il ne leur reproche pas d’avoir fui ou renié. Il leur dit simplement : « La paix soit avec vous !» Et il leur montre ses mains et son côté transpercés. Ce sont les signes de son amour qui a tout donné. Ces plaies ne sont pas cachées : elles deviennent la porte par laquelle jaillit la miséricorde infinie de Dieu.
Thomas, absent la première fois, refuse de croire sur parole. Il veut voir et toucher.
Huit jours plus tard, Jésus revient spécialement pour lui. Il ne le condamne pas. Il l’invite avec tendresse : « Porte ta main et enfonce-la dans mon côté. Cesse d’être incroyant, deviens croyant ! »
Et Thomas fait la plus belle profession de foi de tout l’Évangile : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Frères et sœurs, ce récit nous concerne tous. Comme les disciples, nous connaissons la peur, le doute, les blessures. Comme Thomas, nous avons parfois besoin de signes concrets pour croire. Jésus ne nous rejette pas pour nos hésitations. Au contraire, il vient à notre rencontre, souvent à travers les sacrements, à travers le pardon, à travers une parole d’espérance ou un geste fraternel.
Aujourd’hui, il nous redit à chacun : « La paix soit avec vous. » Et il nous envoie, comme les Apôtres : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Recevez l’Esprit Saint !
En cette fête de la Divine Miséricorde, instituée par saint Jean-Paul II à la demande de sainte Faustine, demandons la grâce de croire sans toujours voir, d’accueillir le pardon et de le transmettre. Que nos communautés paroissiales deviennent de véritables lieux où la miséricorde se rend visible : par l’accueil, l’écoute, le partage, le pardon reçu et donné.
Que Marie, Mère de Miséricorde, nous aide à ouvrir nos cœurs et nos portes au Ressuscité qui vient toujours nous rejoindre là où nous sommes, avec nos doutes et nos espérances.
Joyeuse fête de la Divine Miséricorde à tous!




